Mardi 8 juillet 2008
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Par françoise
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Mardi 27 novembre 2007
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Le cygne
Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil ;
Mais ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphyr,
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux.
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Il cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente et laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure.
Tantôt il pousse au large et loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
L'oiseau dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.
Sully Prudhomme (1839-1907)
Par françoise
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Mardi 13 novembre 2007
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Etre capable de trouver sa joie dans la joie de l'autre, voilà le secret du bonheur
( Bernanos 1888-1948 )
Un coeur brûlant d'amour a pour résultat inévitable un coeur rempli de joie
(Mère Teresa 1910-1997)
Si je pouvais t'offrir quelque chose, ce serait la quiétude au coeur de ta vie, une parfaite quiétude que rien ne viendrait troubler, quoi qu'il arrive...(Odile Dormeuil)
Par françoise
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Mercredi 24 octobre 2007
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Par françoise
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Mardi 23 octobre 2007
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07:32
Sachant bien que même si
Je suis amoureux transi,
Jamais ma main ne les cueille
De bon cœur les fleurs m'accueillent.
Et m'esquivant des salons,
Où l'on déblatère, où l'on
Tient des propos byzantins,
J'vais faire un tour au jardin.
Car je préfère, ma foi,
En voyant ce que parfois,
Ceux des hommes peuvent faire,
Les discours des primevères.
Des bourdes, des inepties,
Les fleurs en disent aussi,
Mais jamais personne en meurt
Et ça plaît à mon humeur.
Le premier Mai c'est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d'habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin d' muguet, tu es quelqu'un.
Mon nom savant me désol',
Appelez-moi tournesol,
Ronchonnait l'héliotrope,
Ou je deviens misanthrope.
Tournesol c'est entendu,
Mais en échange veux-tu
Nous donner un gros paquet
De graines de perroquet ?
L'églantine en rougissant
Dit : ça me tourne les sangs,
Que gratte-cul l'on me nomme,
Cré nom d'un petit bonhomme !
Eglantine on te promet
De ne plus le faire, mais
Toi tu ne piqueras plus.
Adjugé, marché conclu.
Les "je t'aime un peu beaucoup",
Ne sont guère de mon goût,
Les serments d'amour m'irritent,
Se plaignait la marguerite.
Car c'est là mon infortune,
Aussitôt que débute une
Affaire sentimentale,
J'y laisse tous mes pétal's.
Un myosotis clamait :
Non je n'oublierai jamais,
Quand je vivrais cent ans d'âge,
Mille ans et même davantage.
Plein de souvenance allons,
Cent ans c'est long, c'est bien long,
Même vingt et même dix,
Pour un seul myosotis.
Mais minuit sonnait déjà,
Lors en pensant que mes chats,
Privés de leur mou peuchère,
Devaient dire : "il exagère".
Et saluant mes amies
Les fleurs je leur ai promis
Que je reviendrais bientôt.
Et vivent les végétaux.
Car je préfère ma foi,
En voyant ce que parfois,
Ceux des hommes peuvent faire,
Les discours des primevères.
Des bourdes des inepties,
Les fleurs en disent aussi,
Mais jamais personne en meurt,
Et ça plaît à mon humeur.
Par françoise
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Jeudi 27 septembre 2007
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18:58
La rose nous a tant souri
tout l'été
qu'un soir d'automne,
ses joues se sont éparpillées.
Nous en avons fait de la gelée
pour adoucir notre hiver.
Quand au bout du sien
elle s'est réveillée,
que nous nous sommes approchés
pour retrouver le parfum d'hier,
c'est elle, encore cachetée
avant que le soleil ne la déboutonne,
qui nous a reconnus à notre souffle empreint
de son souvenir.
Ses lèvres ont rougi de plaisir,
ses joues se sont gonflées,
son cœur ouvert nous a dit
que rien ne mourait
que tout recommençait.
Par françoise
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Jeudi 13 septembre 2007
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Par françoise
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Samedi 25 août 2007
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Il ne faut pas pleurer d'avoir perdu la lune,
car les larmes t'empêchent de voir les étoiles.
Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux de la
tristesse de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de faire leurs nids dans vos cheveux.
Par françoise
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Mardi 21 août 2007
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06:48
En des gestes accordés
au plus loin de nous-mêmes,
il n'est de braises
que sur un lit de vent ;
il n'est de plaisir
que sous un ciel d'attente.
Et, mon désir de toi,
enflamme mon présent,
relance mes émois
et m'emporte
vers des rives étonnées.
Quand s'émulsionne
en mon sang,
la force double
des étoiles aveugles
et du soleil ardent,
je traverse ma vie,
avide de mes sens.
(Lettres à l'intime de soi : Jacques Salomé)
Par françoise
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Vendredi 10 août 2007
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19:07
Vous êtes un verger......
Vous êtes un verger plein de tentations
Pour la faim des passants ce sont des capucines
Des lambrusques et des fleurs de la Passion
Qui offrent tendrement deux couronnes d'épines
Vous êtes un verger de printemps et d'automne
Où les arbres se bombent au ciel monotone
Où les printemps des fleurs et l'automne des fruits
Parfument sous le ciel en même temps les nuits
Les pétales tombés des branches fruitières
Sont vos ongles cruels couleur de fleur de mai
Les pétales flétris sont comme vos paupières
O vous le printemps pur et l'automne pâmé
(Guillaume APOLLINAIRE)
Par françoise
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